• La laisse de mer, ou les trésors de la plage

    Comme lorsque j’étais enfant, j’aime me promener le long de cette laisse de mer. On peut y trouver des choses improbables et surprenantes tel un trésor déposé par l’océan. Cependant, au delà des bois flottés, des coquillages, des plumes d’oiseaux, des algues ou crustacés constituant la laisse de mer, l’océan dépose beaucoup de macro déchets acheminés par les fleuves et les rivières (plastiques, verre, cannettes aluminium, coton tige, tampon hygiénique, etc…) dont 70% de plastiques non recyclable.

    Dans sa dégradation la laisse de mer va nourrir l’ensemble des micros organismes (invisibles) enfouis dans le sable. Mais les insectes plus gros et les oiseaux y trouveront leur nourriture de base. Cette décomposition sera aussi un compost favorable à l’ensemble des végétaux stabilisant les plages face aux érosions.

    La laisse de mer est l’élément indispensable de l’équilibre vital de la plage. Sans elle, le sable ne serait qu’un amas de poussière dévitalisé. Sensation que l’on retrouve sur certaines plages nettoyées excessivement par des machines, ne laissant aucune chance à cette décomposition naturelle.


    Côte basque, plage d’Anglet, le mercredi 23 janvier 2013
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  • Tempête et grosses vagues sur le littoral Aquitain, un mois de janvier 2013 en mouvement

    Quinze jours de tempêtes peuvent transformer considérablement le trait de côte et la topographie des plages. Les houles puissantes, les fortes marées et les pluies associées à des vents violent mettent un coup de balaie gigantesque à l’ensemble du littoral du Golf de Gascogne. Des milliers de tonnes de sables, pris par les flots, se déplacent en quelques jours pour réorganiser le paysage océanique.

    Les pluies de l’intérieure du pays (bassin versant Adour-Garonne) s’écoulent vers les rivières, puis vers l’océan charriant des tonnes de bois et autres pollutions humaines (bactériologiques, chimiques, macro déchets). L’océan récupère ainsi des tonnes de déchets plastiques que les vagues et la marée déposent sur nos douces plages. Ces plastiques se dégraderont très lentement en micro plastiques puis s’intégreront à la chaine alimentaire.

    Au niveau mondial, chaque année, plus de 600 millions de Tonnes de plastiques finissent leur voyage dans l’océan. Ce qui entraine un déséquilibre majeur sur l’ensemble de la chaine alimentaire « dont nous faisons partie ». Nos comportements éco responsables jouent un rôle important dans l’équilibre durable de l’ensemble des écosystèmes.

    Une bouteille en plastique mettra environ 500 ans pour se dégrader par l’action du soleil, de l’iode, de la pluie et du vent.


    Côte basque, plage d’Anglet, mercredi 23 janvier 2013
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  • Expeditions TARA Océan, une rencontre SurfConseil lors de l’escale à Paris pont Alexandre III

    Un froid glacial sur un manteau de neige recouvre Paris lors de ma visite sur le bateau d’exploration scientifique « TARA Océan », comme pour rappeler son long séjour en Arctique « prisonnier volontaire » dans la banquise.


    Samedi 19 janvier 2013, sur le bateau Tara Océan à Paris.

    En septembre 2006, Tara s’est fait prendre 507 jours dans les glaces de l’Arctique pour étudier le réchauffement climatique et la fonte de la banquise. La goélette battant pavillon français, se laisse donc emprisonner par la banquise,au nord de la Sibérie. A bord,huit hommes et deux chiens qui embarquent pour un étrange voyage, la traversée de l’Océan glacial arctique, au gré de la dérive des glaces. Un siècle après l’exploit,en 1893, du Fram de Nansen, l’explorateur norvégien, c’est une nouvelle odyssée immobile et risquée, sans voile ni moteur. La banquise, en dérivant, doit entraîner le bateau vers le pôle nord avant de le libérer, 2 600 kilomètres plus loin, dans la mer de Barentz, entre le Groenland et le Spitzberg.

    Tara Océan partira sur une seconde expédition dédiée à l’étude des planctons végétaux (phytoplanctons). Les informations collectées en mer feront l’objet d’études en laboratoire pour une durée d’environ 10 ans.

    Ce que nous connaissons à ce jour sur les phytoplanctons :
    – ils recyclent le CO2 et produisent plus de 50% de l’oxygène de notre planète
    – ils sont là base de la chaine alimentaire
    – leurs durées de vie sont d’environ 48h. Une fois mort, ils tombent au fond des océans, se dégradent et forment les énergies fossiles (pétrole).
    – nous ne connaissons que 7% des espèces phytoplanctoniques
    – ce sont les premiers organismes vivants dans l’histoire de notre planète


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