• Physalia Physalis, quelques explications sur cette espèce marine aux allures de méduse


    Des sessions de surf nous ont permis de rencontrer ces Physalies depuis le mois de juillet. La Physalie, également appelée galère portugaise, ressemble à une méduse mais n’en est pas une du tout. Elle se compose d’une centaine de polypes suspendus à un flotteur, pouvant mesurer jusqu’à plus de 10 mètres de long, d’où traînent des tentacules d’un pourpre vif ou bleu. Contrairement aux apparences, la Physalie n’est pas une Méduse mais un Siphonophore.

    En effet, la Physalie n’est pas un organisme unique, mais une colonie de centaines de polypes.
    Sous le corps flottant se trouvent des grappes de polypes reproducteurs et digestifs.

    Il existe quatre types de polypes ayant chacun leur rôle : reproduction, digestion, production du poison.
    Le corps peut mesurer jusqu’à 30 cm. Les tentacules mesurent 20 mètres en général mais peuvent atteindre 50 mètres.
    Le corps, transparent, peut être rose, bleu ou violet.
    Cette étrange créature est composée d’environ 90 % d’eau. Elle ne nage pas. Une crête en haut du flotteur ( pneumatophore) joue le rôle d’une voile.
    Ce pneumatophore permet donc à la colonie de se déplacer en fonction des vents et de la marée.

    Ce flotteur est rempli d’air et de dioxyde de carbone.

    En cas de danger, le pneumatophore se dégonfle pour permettre à la Physalie de s’immerger.

    La Physalie peut attraper d’assez grosses proies comme des Maquereaux. Les poissons qui passent entre les tentacules sont paralysés par le venin puis aspirés par les polypes digestifs et ingérés.
    Certains poissons, comme le poisson-clown, produisent un mucus protecteur qui leur permet de se nourrir des tentacules, lesquels sont constamment régénérés.
    La Physalie vit dans la plupart des mer tropicales et subtropicales. Sa répartition est très vaste : Océans Atlantique, Pacifique et Indien, mers des Antilles et mer des Sargasses.

    Mieux vaut admirer la belle Physalie à distance. En effet, le venin de la Physalie est très toxique.
    Les longs tentacules peuvent infliger une douloureuse brûlure aux nageurs.

    Chez l’humain, il provoque des lésions et quelques fois des malaises pouvant entraîner la mort dans les cas extrêmes. Le contact provoque un état de choc qui devient très dangereux en pleine mer pour les plongeurs ( malaise – donc fort risque de noyade).

    C’est d’autant plus dangereux que la Physalie se déplace en grande colonie pouvant atteindre plusieurs millions d’individus. Même morte et échouée sur la plage, les cellules de la Physalie conservent leur toxicité.
    L’arrivée de cet espèce est du au réchauffement des courants océaniques mais aussi en raison de la disparition massive des prédateurs tels que les requins, les dauphins ou encore les tortues, conséquence de la pêche industrielle et de nos pollutions. Ainsi, sans ces prédateurs l’espèce se reproduit à l’infini. On peut donc imaginer que leur présence risque d’être grandissante sur nos eaux côtières.

    Prévention:
    – bien observer la surface de l’eau vous permettra de la repérer et de sortir de l’eau avant d’être piquer
    – si vous êtes piqué: sortez les filaments en frottant doucement avec du sable (attention à ne pas frotter trop fort au risque d’éclater les petites billes noires qui sont les urticants)

    Si douleur, cela durera 1 heure ou 2 maximum. Restez au calme, buvez de l’eau et restez accompagné.
    Ces piqures peuvent entraîner des petits chocs physiques qui ne dureront pas longtemps.
    Il n’y a pas grand chose à faire si ce n’est que d’attendre que cela se calme en restant maître de ses émotions.