• Voyage sur l’île de Bali – Février 2008


    Le surftrip est le théâtre du vivant.
    On y trouve d’autres ambiances, des couleurs, des gens, des animaux, des paysages d’une nature extraordinaire, des odeurs, des goûts et surtout des regards différents sur la vie, avec une autre considération du temps qui passe.

    Une houle magnifique et massive de Sud-Est…

    …(5 pieds allant jusqu’à 13 pieds, avec 18 secondes de période) est rentrée le lendemain de mon arrivée pour retomber le 24 février, jour du départ, à 2 pieds.
    Les spots de la côte Est furent « en feu » comme rarement.
    De nombreux spots très peu fréquentés se mirent à marcher.

    L’activité touristique est nettement repartie après les attentats de Kuta en 2002.
    Bali n’a pas du tout le même visage qu’il y a deux ans lors de mon dernier voyage sur l’île.
    Les balinais semblent être pleinement satisfaits de l’affluence touristique.
    Malgré cette accélération touristique, les rituels et les multiples cérémonies hindouistes temporisent le rythme de la population locale.
    Lorsque les regards se croisent, de profonds sourires apparaissent.
    Le contact humain est rapide, simple et extrêmement naturel.
    J’oublie le temps et me laisse entraîner par le flot des contingences.
    La marée sera mon unique « timing ».

    Invité en bord de plage par des élèves balinais et leur professeur dans une classe d’anglais , je me retrouve à participer à un ensemble d’animations plutôt particulières.
    Après une discussion sensible avec le professeur sur la problèmatique des plastiques et des déchets envahissant les plages et de mes interventions d’éducation à l’environnement, celui-ci me propose que j’en fasse part aux élèves.
    C’est ainsi que je me suis retrouvé derrière un micro et une sono à faire une sensibilisation à l’environnement à cette classe de jeunes balinais.
    Bali subit l’arrivée massive de nos produits modernes et aucune information ne circule concernant les dommages qu’entraînent ces déchets sur l’environnement.
    Il y a énormément de travail à faire à ce sujet.
    D’autre part, j’ai pu constater avec beaucoup d’amertume l’ampleur de la déforestation des forêts primaires pour la construction d’immenses complexes touristiques.
    Scènes dramatiques de singes et autres animaux sauvages déboussolés, le regard posé sur ses immenses bulldozers en action.
    La jungle et la montagne se font littéralement tailler à la règle, ceux qui iront se ballader du côté de Nikko Hotel (côte Est) verront d’eux-mêmes.
    Le tourisme durable ne semble pas être arrivé sur Bali.